Histoire du Tarot

L'origine du Tarot semble se perdre dans la nuit des temps.

Même la provenance étymologique du mot comme tel reste obscure...
D'aucuns avancent que le terme «Tarot» dériverait de deux mots égyptiens: Tar, « voie » ou « chemin » et Ro, qui réfère à « roi » ou « royal »: et qui signifierait « voie royale de la vie ». Peut-être s'agit-il de la déformation des noms des dieux Égyptiens Ptah, « Maître de la Création » et Râ, « dieu-Soleil ». Peut-être parle-t-on de Ra Ta, Grand Prêtre égyptien prétendu descendant des Atlantes; ou du Taroet, « celui que l'on consulte ». D'autres penchent vers l'origine tzigane, ou bohémienne: « Tarot », pour ceux d'origine hindoue, pourrait dériver du mot Taru, ou « sagesse amassée »; alors que pour ceux d'origine hongroise, il réfère à Tar ou Torok, se traduisant par « jeu de cartes ». On a aussi rapproché le terme « Tarot » du nom des textes sacrés de la tradition juive, la Torah; ou bien, du mot latin rota (auquel on a ajouté un « T » pour illustrer que début et fin sont semblables) qui signifie « roue de l'existence »; ou encore du latin orat (taro inversé), qui se traduit par « il prie ». Puis on parle aussi de Tarota, alors que Taro signifie « la roue de la loi » et Rota, « la loi de la roue ». Peut-être s'agit-il également du terme sanscrit Tar-ô qui signifie « Étoile polaire » ou « guide »; du mot perse Tarok qui a sens de « réponds-moi »; ou du mot arabe TarIQa, qui se traduit en fait par « manière de vivre » ou encore de Turuq, qui indique « les quatre chemins ».


Les Tarots pourraient tout aussi bien être d'origine atlante ou égyptienne; qu'aztèque, maya, inca, judaïque, chinoise, hindoue, islamique. On ne pourra sans doute jamais en retracer les racines avec certitude. Néanmoins, un fait demeure: au fil du temps et de l'espace, chaque civilisation a enrichi son symbolisme de sa propre compréhension de l'univers. Grâce à ceci sans doute, chargés de sens, les Tarots ont pu survivre au fanatisme aveugle de ses détracteurs, à travers les siècles.

En fait, le Tarot est apatride et intemporel. Nul ne peut prétendre savoir exactement d'où il vient; alors que sa présence est constatée depuis des siècles. Ses idées n'ont pas d'âge et sont aussi vieilles que la pensée humaine. Transmises par des images, celles-ci ont fait un long périple dans le temps, et sont chargées de symbolisme archétypal. En réalité, il est bien possible que les lames des Tarots aient été créées dans un but métaphysique: et mises à l'abri de l'ignorance des masses, pour réussir à sauvegarder des savoirs considérés dangereux à mentionner par écrit, ou tenus secrets par les alchimistes. Seuls les initiés pouvaient en comprendre le symbolisme, et le langage; et en transmettre les connaissances.

Ainsi, une légende raconte qu'il y a plus de 50 000 ans avant J.C., des gens venus d'une autre galaxie s'établirent sur un continent, soit l'île de l'Atlantide, engloutie selon toute vraisemblance par le Déluge il y a environ 10 500 ans avant notre ère. Ces grands ancêtres supérieurs, dieux, demi-dieux et géants dont parlent toutes les religions, apportèrent une sagesse et des connaissances qui venaient d'ailleurs. Ceux-ci devinrent les premiers chefs de l' Atlantide, et entreprirent l'éducation du peuple le plus avancé de la terre (les atlantes). En adaptant et développant sur Terre l'extraordinaire connaissance dont ils étaient porteurs, en éduquant la masse, ils firent de ce peuple le guide du reste de l'humanité. D'aucuns prêtent aux légendaires habitants de l'Atlantide ou de Mu, et conséquemment aux Égyptiens - les appellations Gypsy, Gitan, Tzigane ou Bohémien sont dérivées du mot « Égyptien » -, la pérennité du Tarot, il y a tout près de 4 000 ans: le peuple égyptien ayant accueilli en ses terres, à l'instar des indiens d'Amérique tels les aztèques, incas et mayas, des émigrants de la civilisation atlante: ceux-ci ayant transmis leur savoir aux prêtres de Sérapis (dieu égyptien assimilé à Osiris).

Après la destruction de la plus importante bibliothèque de l'antiquité d'Alexandrie en Égypte, la littérature raconte que les sages du monde entier se réunirent à Fez vers l'an 1 200 avant J.C., pour étudier des moyens visant éviter que ne se reproduise une telle calamité (la destruction de l'Atlantide). Puisqu'une image vaut 1 000 mots, on aurait donc suggéré de dessiner sur des lames le savoir des atlantes. Le peuple aimant jouer aux cartes, cette connaissance se perpétuerait donc à travers les siècles: jusqu'à ce qu'un sage, ou un savant, puisse en déchiffrer les symboles. Ainsi, les philosophes, mystiques, alchimistes, religieux et intellectuels du temps ont prêté une expression picturale aux idées, qui pourraient ainsi circuler dans le temps. Ils confièrent donc aux Tziganes les lames du Tarot, qui l'emportèrent avec eux dans toute l'Europe, et même de par le monde.

 

Bien que fort anciens par le fond, les Tarots sont tout de même relativement modernes par la forme: puisqu'ils se sont propagés dans l'Europe vers le XVIIe siècle seulement. Ainsi, le Tarot serait entré en Occident au XVe siècle (en Italie et en France) par l'entremise des Bohémiens - gitans et tziganes -, qui firent leur entrée sur ce continent en 1470. Venus du Pakistan, de l'Afghanistan et du nord de l'Inde, ils transmettaient la sagesse cosmique de l'Atlande, et le savoir ésotérique et alchimique des Templiers. Les Tarots se répandirent donc au cours des siècles suivants, à l'abri des inquisitions du clergé et des modes de pensée autorisés et dogmatiques instaurés pour asseoir le pouvoir des autorités en place. Ce serait donc grâce à l'initiative des Bohémiens, qui se prêtaient de bonne grâce à « dire la Bonne aventure », que leur usage premier, visant à transmettre des connaissances ésotériques, fut détourné pour l'usage divinatoire.

Quoi qu'il en soit, c'est en France, à partir de la fin du XVIe siècle, et suite à l'influence bohémienne, que l'on commence véritablement à utiliser les tarots dans une visée divinatoire. La ville de Marseille devient alors, en 1754, un important centre de production. Le modèle marseillais s'impose, perpétuant la tradition de maîtres beaucoup plus ancien dont François Chosson (1672); et particulièrement sous la plume de Nicolas Conver, Maître Cartier. Ses illustrations moyenâgeuses ont été re-dessinées en 1760, à partir des bois existants, et à partir des couleurs des anciens graveurs. Ce Tarot, dit de Marseille, est d'ailleurs celui qui a conservé le symbolisme, les figures et les couleurs les plus pures, les plus anciennes et les plus traditionnelles. Notons au passage que fondée par Nicolas CONVER, maître cartier à Marseille depuis 1760, la fabrique Conver deviendra par mariage la Maison Camoinn: une fabrique de cartes à jouer et de divers jeux, qui imprime aussi son jeu fétiche: « Le Tarot de Marseille de Nicolas Conver ». Dernier représentant de l'ancienne confrérie des maîtres cartiers marseillais, la Maison Camoin reste soucieuse de respecter, d'entretenir et de transmettre une Tradition Authentique.

Par ailleurs, selon Philippe Camoinn, le dernier héritier des Maîtres Cartiers marseillais, de nouvelles données historiques pourraient bien changer la donne sur l'apparition du Tarot en Occident. Grâce au travail de restauration du Tarot de Marseille qu'il a entrepris en 1998 avec Alexandre Jodororowsky, par lequel ils restaurent les couleurs et les symboles originels du Tarot de Marseille, ils retrouvent une structure symbolique qui s'était perdue au fil du temps; et, des dizaines de nouveaux symboles, dont jaillissent de nouveaux enseignements: tels, par exemple, la découverte de l'œuf situé en bas de l'aigle dans l'Arcane de L'Empereur; deux serpents enlacés aux pieds de La Tempérance; de même que les Quatre Éléments dans l'As de Coupe.

Ainsi, selon Philippe Camoin, « (...) C'est le moine Jean Cassien, fondateur de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille en l'an 400 après J.-C. et qui arrivait d'Égypte, qui contribua à transmettre à l'Europe occidentale les enseignements secrets d'une doctrine fortement influencée par Origène. C'est bien l'ordre de Saint-Victor, qui dans les années 1000, règne sur tout le territoire où l'on retrouvera plus tard les plus vieux Tarots et les plus vieilles mentions du Tarot. Ce territoire, c'est le Nord de l'Italie, le Nord de l'Espagne et le sud de la France, territoire sur lequel fleuriront les cathares et les templiers ».


Conséquemment, ils auraient attiré sur eux une série de trois cataclysmes. Le premier, survenu quelques 50 000 années avant J.C., aurait détruit leur source principale de pouvoir. Le second, vers l'an 28 500 avant J.C., aurait disloqué le continent en trois îles plus petites. Alors que la troisième et dernière destruction - celle dont parle le philosophe Platon - se serait produite aux environs des années 10 500 avant J.C. et aurait causé l'engloutissement des trois îles (le Déluge); ceux qui ont réussi à survivre ont dû émigrer vers d'autres parties du monde, dont l'Égypte et l'Amérique. Plusieurs survivants de la légendaire Atlantide ayant émigré en Égypte, ceux-ci se sont finalement intégrés dans une culture qui a atteint le sommet de sa gloire en même temps que le troisième cataclysme atlante.

Il semble que sous la direction d'un Grand Prêtre nommé Ra Ta - référence très possible à « TARO », « ROTA » ou Tarot -, l'Égypte a commencé à mener le monde à une politique sociale visant à l'égalité, la transformation personnelle, et la responsabilité morale vis à vis les autres. Rappelons que la civilisation égyptienne est considérée comme non égalée dans l'histoire scientifique du monde; et est créditée de l'introduction de l'écriture, de la science médicale, de l'irrigation, de l'architecture, et du nationalisme.

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