Le curé de Parthenay le Vieux

Une nuit, un meunier passe devant l’église de Parthenay-le-Vieux avec son mulet chargé de sacs de grains.

Soudain, le mulet fait un brusque écart qui a pour effet de faire tomber sa charge. Une fois à terre,

les pochées ne se laissent plus relever, il semble qu’une force surnaturelle les cloue au sol. Le meunier,

sûr de ses bras, voit bien qu’il y a là quelque diablerie ; il tourne ses yeux vers l’église en faisant

le signe de croix.

A son grand étonnement, le sanctuaire resplendit de lumière, malgré l’heure avancée. Il entre.

Un prêtre en costume d’officiant, seul au pied de l’autel, semble attendre quelqu’un pour lui servir la messe.

Notre homme se souvient qu’il a été jadis enfant de chœur, il offre ses services et le sacrifice commence.

La messe dite, le meunier se rend compte, non sans effroi, que le curé n’a ni chair, ni os.

C’est une âme qui sort du purgatoire et va maintenant au Ciel, où elle lui gardera une place.

 Le curé était mort devant une messe, et le bon Dieu l’avait condamné à venir toutes les nuits au

pied de l’autel jusqu’à ce qu’un homme complaisant s’offrit à lui servir de sacristain. Il y avait bien

longtemps que cela durait sans que personne ne se fût jamais présenté. Le Ciel, en envoyant un

avertissement à un passant charitable, avait eu enfin pitié du pauvre prêtre. Puis l’âme s’envola

au Ciel après avoir dit au meunier que le charme qui retenait ses pochées était détruit, et que

désormais il pourrait les recharger sans peine.

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